Comment lancer votre podcast
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  • Morgan Prudhomme

Comment lancer votre podcast

5ème épisode de Marketing & Musique, podcast qui explore et interroge le travail du son, dans le domaine de la communication ! Aujourd’hui nous allons passer en revue toutes les étapes de production pour lancer votre podcast, ainsi que les questions à se poser pour bien définir votre projet.


En tant que marque ou agence, vous avez une expertise, une passion, un domaine de prédilection qui vous anime et qui vous rend curieux ? Alors vous êtes presque prêts à enregistrer votre 1er épisode de podcast. Des questions éditoriales à la propulsion sur les plateformes d’écoute, en passant par des conseils pour l’enregistrement, l’édition, et la communication : on vous dit tout sur le processus de production de ce nouveau format en plein boom.





1. Réflexions éditoriales


Avez-vous pensé à la périodicité de votre programme ? À quelle fréquence comptez-vous publier de nouveaux épisodes ? Serez-vous capable de tenir le rythme sur le long terme ? Cela dépend aussi de la durée de vos épisodes et du niveau d’editing qui sera nécessaire à la production.


Il est conseillé d’avoir toujours deux à trois épisodes d’avance sur votre programme de publication, pour palier aux imprévus ou à d’éventuels changements de rythme.

Souhaitez-vous interviewer des personnes, recevoir des invités ? Listez-les : ainsi que leurs expertises. À quelle fréquence allez-vous pouvoir rencontrer vos interlocuteurs ? Combien par épisode ? Allez-vous les rencontrer en personne ou bien à distance ? Prévoyez un temps pour préparer vos questions et si vous le pouvez, envoyez-les pour qu’ils valident et se préparent à vous répondre. Si vous prévoyez des parties écrites, n’attendez pas le dernier moment car cela peut être fastidieux.


Si vous prévoyez de travailler avec d’autres sources sonores : des enregistrements live, des archives, des extraits…

  • listez les différentes sources sonores

  • assurez-vous d’avoir des sources de qualité

  • assurez-vous d’avoir le droit de rediffuser ces contenus


À un niveau général, trouvez votre format d’émission : la structure à laquelle vous vous tiendrez (plus ou moins). Cela sera reconnaissable, plus agréable et confortable pour votre future audience. Cela vous donnera aussi un process de travail, une régularité, et vous fera au final gagner du temps à la production, en évitant pas mal de questions.



2. Préparer l'enregistrement


Il ne doit pas avoir de bruit dans la pièce où vous allez enregistrer : chauffage ou climatisation, réfrigérateur, lave-vaisselle qui tourne au fond, la machine du voisin du dessus, les bruits de la rue, une sortie d’école… C’est fou tout ce qu’un micro peut capter (et le niveau de bruit ambiant que notre cerveau occulte). Tous ces bruits seront exacerbés une fois captés par votre micro, et dérangeront vos auditeurs. Faites donc bien vos tests avant de lancer la discussion et l’enregistrement !



Le choix du matériel


Vous trouverez sur le web des dossiers plus complets, et des constructeurs qui proposent maintenant du matériel pensé pour les créateurs de podcast. Mais sachez quand même qu’il existe différents types de micros, dont :


• le Micro Dynamique : un micro qui convient à toutes les voix, et qui n’a pas besoin d’alimentation. Ces micro sont assez directionnels et ils isolent mieux la voix lorsqu’il y a du bruit de fond, ou une forte résonance dans la pièce par exemple.


• le Micro à Condensateur : un micro plus sensible, plus précis, avec un timbre de son plus doux et plus brillant. Ces micros nécessitent une alimentation donc la plupart du temps une interface audio, selon leur connectique.


Pour le type de connectique vous aurez sûrement le choix entre :

• Le câble XLR : c’est un gros tube avec trois fiches qui se raccorde à une table de mixage ou à une interface audio (que l’on appelle aussi une carte son)

• il existe aussi des micros USB qui pourront être branchés directement à votre ordinateur

• il existe même des micros pour les smartphones ou les tablettes, si vous êtes à l’aise sur ces outils.



Parler dans un micro


Pour parler au micro de manière naturelle, il faut le tenir à une distance raisonnable, qui dépend du volume naturel de votre voix. Réglez le gain d’entrée pour que le signal soit assez fort, sans dépasser la limite du 0dB - notamment lors de rires ou d’une interjection - sous peine de quoi le son sera déterioré.


Il faut s’efforcer d’être toujours à la même distance, et ne pas bouger. Notamment, ne pas tourner la tête. Éloignez-vous uniquement lorsque vous ne parlez pas, ou lorsque vous avalez votre salive.


Avant de commencer l’enregistrement, si vous le pouvez, lavez vous les dents, ou bien mangez une pomme. Et prenez un verre d’eau. Vous pouvez aussi faire quelques échauffements et étirements des muscles du visage, ce qui vous aidera à mieux articuler.


Et enfin, très important : souriez. Vous n’imaginez pas à quel point cela s’entend. Oui, un sourire passe aussi par le son ! Et c’est bien normal puisque c’est une déformation de la caisse de résonance de notre organe vocal : cavité orale et fosses nasales. Le résultat est souvent plus agréable, pour l’auditeur mais aussi pour l’orateur, car cela influe sur son rythme et sa dynamique.



3. La phase d'édition


Clean et cuts


Choisissez un logiciel de montage audio. Parfois appelé STAN pour station de travail audio-numérique (ou DAW pour Digital Audio Workstation), il y en a pour tous les budgets et pour tous les goûts : Audacity, GarageBand, Reaper, Adobe Audition, Logic Pro, pour ne citer que les plus connus.


Importez votre fichier enregistrés, ou vos fichiers si vous avez enregistré les voix séparément séparées (ce qui est plutôt conseillé). À cette étape, repérez le début et la fin de la conversation. Coupez ce qui dépasse et les moments “hors antenne”.


Ensuite dans le contenu, repérez et enlevez les euh / les hum, les accroches sur certains mots, les bafouillages, les déglutitions et les bruits de bouche qui sont un peu gênant pour l’auditeur une fois qu’il vous entendra relativement fort dans les oreilles.


Vous pouvez enlever les silences trop longs pour conserver un rythme, mais :

• attention au ton (la voix ne doit pas sauter de manière non naturelle)

• attention au rythme : les silences entre les mots peuvent être importants et puissants.



Le traitement et le mixage


C’est une partie très technique sur laquelle on ne pourra pas trop s’attarder dans cet épisode, mais voici les principaux outils pour améliorer le son des voix parlées :

  • Le de-noiser : va permettre d’atténuer le bruit de fond continu, le son de la pièce. Il n’y a jamais de silence total et toute prise de son à un fond. Certains logiciels proposent cet outil, sinon il existe des plug ins gratuits ou payant.

  • Le de-esser : va atténuer les sons sifflants, comme les S ou les T en compressant les fréquences concernées uniquement lorsqu’elles sont présentes

  • Le gate : atténue le son plus ou moins fort, lorsque le niveau passe en dessous d’un certain volume. Cela va permettre de réduire le volume de votre micro lorsque vous ne parlez pas.

  • L’EQ ou égalisateur : donne la possibilité de réduire ou augmenter certaines fréquences seulement : couper des sons graves trop présents, sur une voix basse par exemple, ou des aigus trop piquants, mais également de jouer avec des pics entre les deux, selon les timbres de voix.

  • La Compression : va atténuer les pics de volume, les moments les plus forts, afin de “lisser” un peu le volume sonore, en fait d’aplatir un peu les variations de volume.

  • Le Limiteur : va permettre de remonter le volume général, tout en s’assurant qu’il ne dépasse pas un certain seuil.


L'habillage


La musique provoque d'énormes effets sur la perception d’une scène : amener de l’énergie, de l’amour, de la tristesse, de l’urgence ou au contraire de la douceur, de la chaleur, une ambiance rassurante… Cela peut aussi passer par des sons d’ambiance, pour créer un espace, ou pour emmener votre auditeur quelque part.


Choisissez donc un thème musical qui soit dans le ton de votre projet ! Vous pouvez vous référer à l’épisode précédent si vous souhaitez savoir comment trouver ce thème musical. Attention, ne faites pas toujours confiance à vos goûts, car ce que vous trouvez excellent personnellement, fera peut-être fuir un auditeur potentiellement important.


Si vous avez différentes parties vous pouvez penser à des petits jingles courts ou virgules sonores, qui viendront ponctuer votre programme et rappellerons à l’auditeur où il se trouve.


C’est aussi l’étape où vous pouvez penser à d’éventuels sponsors, ou annonces (comme la sortie d’un livre, un évènement etc), à vous de voir si vous les intégrez en dur dans votre épisode, ou bien de manière dynamique a posteriori, comme le proposent certaines plateformes d’hébergement de podcasts.



4. Branding, Communication


Avant la diffusion, pensez aux éléments de branding de votre programme :

  • Un titre : fort, drôle peut-être, qui se retienne, qui se recherche facilement et ne soit pas déjà utilisé !

  • Une image de couverture, voir une charte pour les différents épisodes (avec un logo, des photos des invités ou des illustrations…)

  • Une description simple et invitante.

  • pensez aussi aux résumés de chaque épisodes

  • et aux mots clefs !

Demandez-vous sur quels réseaux sociaux vous allez trouver et informer vos auditeurs de la sortie de vos épisodes. Cela vous permettra aussi d’espérer être partagé, mais surtout d’échanger avec votre communauté. Beaucoup de podcasts ont un compte Instagram. Enfin, il faudra faire parler de vous : promouvoir. diffuser votre annonce, présentez votre travail. Pensez à des partenariats bien ciblés, cela vous permettra de toucher vos auditeurs potentiels et de les inciter à jeter une oreille à votre programme.



5. La mise en ligne


Votre fichier audio est une donnée numérique qui, pour être consultée, devra être hébergée sur un serveur. La plupart des plateformes de podcast ne demandent que cette url pour diffuser vos épisodes / on parle d’un flux rss : un format d’adresse adapté aux contenus en séries, et qui en quelque sorte se met à jour, lors de nouvelles publications.


Si le mot serveur ne vous fait pas peur, vous pourrez trouver facilement comment héberger vous même vos épisodes. Sinon, vous pouvez souscrire à un service d’hébergement (on les appelle aussi “host” ou vous pouvez chercher “podcast hosting”) - quelques noms parmi eux : Soundcloud, Libsyn, Podbean, Buzzsprout, Spreaker, Ausha, RedCircle… et plein d’autres, et plein de nouveaux chaque jour ou presque ^^


Côté utilisateur, les principales plateformes d’écoute sont aujourd’hui :

Apple Podcasts (qui a inventé le format en 2004), Google Podcasts, PodBean, Stitcher, TuneInRadio, et Spotify (qui gagne de la place). Selon le host que vous choisissez, vous serez amené à mettre plus ou moins les mains dedans pour vous assurer que votre contenu soit repris par chacune de ces plateformes.


•••

Si vous avez des questions, ou des remarques, et si vous avez besoin d’aide pour créer votre podcast, n’hésitez pas à nous écrire, par email ou sur les réseaux, en passant par studio-module.com


Et si vous n’êtes pas convaincu par le podcast, dans le prochain épisode nous verrons pourquoi ce format connaît une renaissance aujourd’hui, pourquoi il est intéressant, et pourquoi vous devriez peut-être y réfléchir (pour une dimension personnelle ou professionnelle) !